"Un enjeu majeur propulsé sur la scène électorale" — Cour suprême

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Mais depuis vendredi, les choses ont changé.

De plus, les candidats retenus par Donald Trump ont pour point commun d'être farouchement conservateurs, se revendiquant pro-armes et opposés à l'avortement. Mais les Démocrates ne l'entendent pas de cette oreille.

La doyenne de la Cour suprême s'était par la suite excusée.

"Elle a toujours parlé des injustices qu'elle a subies, notamment celles qui s'appliquaient de façon implicite aux Juifs dans les milieux juridiques durant les années 50 et 60 ", explique Laura Hobson Faure, professeure en histoire contemporaine à l'université Paris I, spécialiste du judaïsme aux États-Unis, "sur papier, aucune loi ne défendait ces discriminations, alors elles étaient mises en places de manière indirecte. Les décisions qu'elle prend, qui ne sont plus susceptibles de recours, s'imposent à tous et ont force de loi".

Car à 87 ans, Ruth Bader Ginsburg était aussi connue pour sa forme olympique. Il a effectué 12 visites en dehors de son Etat du Delaware au cours de cette période, y compris vendredi lorsqu'il s'est rendu à Washington et a rendu hommage à feue la juge Ruth Bader Ginsburg. Et une question brûlante s'est invitée dans le débat outre-Atlantique: et si Donald Trump, en cas de défaite, refusait le résultat du scrutin? Des sénatrices républicaines ont déclaré qu'elle ne voterait pas pour nommer un juge avec la présidentielle... Plusieurs femmes, dont la magistrate Amy Coney Barrett, coqueluche des milieux religieux, et une juge conservatrice d'origine cubaine, Barbara Lagoa, ont été présélectionnées. Crise sanitaire en raison du Covid-19, crise sociale profonde à travers les divisions et les heurts autour de la question des violences policières à l'égard de la minorité noire, crise de la démocratie à travers les incertitudes sur l'élection et le vote par correspondance, alimentées par le Président lui-même, crise institutionnelle à travers la conception maximaliste de ses pouvoirs retenue par le Président. "Nous avons largement le temps", assure le chef de l'État.

Depuis le milieu de la semaine, le locataire de la Maison-Blanche multiplie les déclarations à l'emporte-pièce sur la fraude électorale à venir et se refuse à promettre une transition pacifique.

L'affaire ne s'annonce toutefois pas si simple.

Trump a fait pression sur une campagne d'un mois contre le vote par correspondance en novembre en tweetant et en dénonçant de manière critique cette pratique.

Vingt-neuf pour cent des participants au sondage se décrivaient comme étant des républicains, 34 % des démocrates et 30 % des indépendants.

Bis repetita pour Joe Biden. Les républicains y disposent de 53 sièges contre 47. "Elle s'est toujours produite pacifiquement, que ce soit pendant la guerre civile, ou en 1992, quand la victoire de Bill Clinton avait provoqué un choc terrible dans le camp républicain". "Ça générerait une tension extrême!" Ses principes le poussent à dire que ce n'est pas possible.

Quelques jours plus tôt, un rapport des sénateurs républicains Ron Johnson et Chuck Grassley soutenait les mêmes allégations, avançant qu'Hunter Biden avait bien reçu 3,5 millions de dollars de la part d'Elena Batourina, dont le défunt époux a occupé le poste de maire de la capitale russe entre 1992 et 2010. "Donc le processus serait mort, bloqué".

S'achemine-t-on vers un scénario à l'africaine pour la future présidentielle américaine?

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