Le témoignage d'une enseignante — Rentrée

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Un renforcement du protocole sanitaire dévoilé fin juillet, qui ne prévoyait pour la rentrée le port du masque que lorsque la distanciation d'un mètre ne pouvait être garantie. "Donc aucun élève ne se trouvera exclu de l'école ou en situation de ne pas pouvoir entrer parce qu'il ou elle n'aurait pas de masque." . "Mais dans les espaces aérés, c'est à l'appréciation locale", a détaillé le ministre. Tels sont les 2 objectifs de la rentrée en s'appuyant sur notre protocole sanitaire.

En cliquant sur "Continuer à lire ici " et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. "Cela reste problématique", estime-t-elle.

"Un nettoyage des sols et des grandes surfaces (tables, bureaux) est réalisé au minimum une fois par jour (.) Les tables du réfectoire sont nettoyées et désinfectées après chaque service".

Sur ce point, le ministre a affirmé vendredi 21 août que dans les zones de forte circulation du virus, en Île-de-France et dans les Bouches-du-Rhône, " on va limiter ce brassage ".

Le ministre de l'Education qui se dit "très attentif" aux avis des pédiatres, a aussi évoqué une possible extension du port du masque obligatoire aux élèves de CM1 et CM2 "dans les temps futurs".

"A une semaine de la rentrée scolaire le coût des masques est un souci supplémentaire pour les familles", a déploré le député de La France insoumise (LFI) de la 3e circonscription de la Gironde, Loïc Prud'homme, sur Twitter.

Pour les syndicats d'enseignants, si le port du masque généralisé rassure, des voix s'élèvent pour demander la gratuité du masque. Je pense qu'on aurait pu laisser plus de latitude. "Mais on se demande comment on va faire", dit-elle. Il faut plusieurs jours pour apprivoiser les enfants, acquérir leur confiance. Dans ce domaine, le gouvernement préfère envisager dès à présent le scénario du pire: celui de la généralisation de l'enseignement à distance en cas de fermeture d'un établissement, d'un confinement local ou national de la population. Les enseignants avaient déjà reçu au moment du déconfinement, une dotation de masques chirurgicaux. "En maternelle et primaire, obliger le port du masque, c'est le minimum qui était faisable", réagit Patrick Villequez.

Les gestes barrières demeurent la règle. "Je note que c'est l'attente des parents d'élèves et de la société", s'est-il félicité, en renvoyant à un sondage paru dimanche dans le JDD, où près de 80% des familles s'y déclaraient favorables. En cette rentrée pas comme les autres, une bonne dose de câlinothérapie s'imposait. Les programmes doivent mieux aider les élèves à penser leur rapport à la Terre, à la consommation, avec des pédagogies et des parcours idoines - comment une Ecole obnubilée par la sélection pourrait-elle éduquer à la coopération et au partage?

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