Joe Biden et Kamala Harris ensemble pour battre Donald Trump — Présidentielle américaine

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"Ma mère savait qu'elle élevait deux filles noires qui seraient traitée différemment à cause de leur apparence", raconte alors la sénatrice sur la vidéo tweetée par les deux démocrates. Kamala Harris elle s'est montrée offensive à l'égard du président américain.

La pression a été forte et l'attente longue en vue de la désignation de la colistière de l'ancien fidèle allié de Barack Obama.

Kamala Harris aidera-t-elle le candidat démocrate à mobiliser l'électorat noir, potentiellement clé pour conquérir la Maison Blanche?

Cette nouvelle controverse vient encore secouer une année électorale déjà bouleversée par la pandémie de nouveau coronavirus, une profonde crise économique et une vague historique de colère contre le racisme et les brutalités policières.

Interrogé jeudi lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche sur des "affirmations circulant sur les réseaux sociaux " concernant l'inéligibilité supposée de Kamala Harris, le président républicain a répondu: "J'ai entendu aujourd'hui qu'elle ne remplit pas les conditions " légales requises pour être vice-présidente.

Alors que la convention démocrate officialisant la candidature de Joe Biden se tenait hier, lundi, de façon virtuelle - Covid-19 oblige - Donald Trump, lui, décidait de faire campagne le même jour en chair et en os dans le Minnesota, une semaine avant une convention républicaine qui se tiendra, elle, en format réduit.

En effet, l'annonce du colistier "boost toujours " une campagne, et c'est ce qui est entrain de se passer. Il a choisi la "modérée" Kamala Harris plutôt que la progressiste Elizabeth Warren comme colistière tandis que la plateforme du Parti démocrate n'intègre pas, à cette heure, les propositions phares de Bernie Sanders.

"La réaction enflammée du candidat sortant ne s'est pas fait attendre". Dans une allocution propre au style de Donald Trump, celui-ci affirme qu'elle fut "la plus méchante, la plus horrible, la plus méprisante de tout le Sénat américain".

Oubliée l'ambiance traditionnelle de ces grand-messes politiques qui marquent tous les quatre ans le coup d'envoi officiel de la campagne, attirant des milliers de membres survoltés des deux partis. À commencer par la rue, ce qui n'est pas gagné. Puis, procureure générale de Californie, jusqu'en 2017. Cela est particulièrement vrai dans un contexte où la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes, en arrache particulièrement depuis quelques années (notamment avec la poursuite déposée début août à la Cour suprême de l'État de New York par la procureure générale de cet État, qui accuse la NRA et son président d'avoir mal géré les fonds de l'organisation et d'avoir violé les lois fédérales et celles de plusieurs États américains). Le problème, c'est l'éducation et la pauvreté.

" Tant qu'on y est, si on veut se souvenir, tu devrais regarder ce qu'il a dit à propos de ton père. J'étais fier à l'époque, et je suis fier désormais de l'avoir comme partenaire pour cette campagne", s'est ému le candidat démocrate. La tâche s'annonce rude pour ce tandem. Il est indispensable pour le démocrate de ramasser des voix dans les communautés noires et asiatiques.

" Kamala est un socialiste", a-t-il poursuivi dans l'interview préenregistrée en tête-à-tête, ajoutant que le candidat démocrate présumé Joe Biden avait été " amené " à l'extrême gauche. "Un avis qu'est loin de partager Winston, 63 ans, employé municipal à la retraite".

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