Primaires démocrates: le retour fracassant de Joe Biden au "Super tuesday"

Partager

Bernie Sanders se revendique, lui, socialiste et a souvent des accents populistes.

Ancien bastion démocrate abritant le berceau de l'automobile Detroit, le Michigan avait donné en 2016 une victoire surprise au républicain Trump face à Hillary Clinton.

A l'exception d'Elizabeth Warren qui n'a pas fait connaître sa préférence, les anciens grands candidats se sont ralliés à Joe Biden: Michael Bloomberg, Pete Buttigieg, Amy Klobuchar, Kamala Harris et, encore lundi, Cory Booker. Côté démocrate, c'est Bernie Sanders qui occupe la troisième place du classement, avec plus de 55 millions de dollars dépensés, signe, pour ce non-milliardaire d'une importante capacité à lever des fonds auprès de sa base électorale.

Alabama, Arkansas, Maine, Massachusetts, Minnesota, Caroline du Nord, Oklahoma, Tennessee, Virginie... et même le Texas, pourtant terre ardemment convoitée par Bernie Sanders, tous ces États sont tombés dans l'escarcelle de Joe Biden. Puisant dans son immense fortune personnelle, il a mené une campagne médiatique d'ampleur inédite dans ces États, espérant rassembler les électeurs démocrates modérés autour de sa candidature, qu'il présente comme étant la seule à pouvoir battre Trump.

" L'écart entre les deux candidats en tête est toujours trop serré pour distinguer un gagnant, constate au téléphone la politicologue Nazita Lajevardi qui enseigne à la Michigan State University".

Si l'élan de Joe Biden se concrétise, les primaires démocrates pourraient se décanter rapidement.

L'Américano-Cubaine Carmen Pelaez regarde à la télévision le candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders le 11 mars 2020 à Miami en Floride

Ancienne électrice républicaine, née de parents modestes, Elizabeth Warren a été visée sans relâche par les piques de républicains, Donald Trump en tête, sur les origines autochtones qu'elle a longtemps revendiquées et qui se sont révélées être en fait très diluées.

Le candidat qui sera choisi par le camp démocrate aura du pain sur la planche pour ravir le Missouri à l'actuel président Donald Trump en novembre prochain.

Les deux candidats ont critiqué l'administration Trump pour sa réponse au coronavirus, qui provoque une maladie respiratoire hautement contagieuse et parfois mortelle connue sous le nom de COVID-19.

Son programme - un système universel de santé gratuit, l'élimination des dettes étudiantes et la taxation des plus riches - semble éveiller une part de la jeunesse américaine, qui voit dans le candidat de 78 ans la possibilité que leurs aspirations se traduisent réellement. Bernie Sanders ne pouvait pas défaire les liens politiques forts établis depuis des décennies entre l'establishment et les politiciens et prédicateurs noirs, une relation qui a maintenu la communauté noire dans une situation de subordination et de dépendance.

La maladie a jusqu'à présent rendu malade plus de 800 personnes aux États-Unis et en a tué 28, principalement dans l'État de Washington.

Près de trente prétendants, dont de nombreuses femmes et élus des minorités, s'étaient lancés dans la course à l'investiture démocrate.

Partager