Un "Super Tuesday" plus important que jamais — Primaires démocrates

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Depuis l'Inde où il est en visite officielle, le président américain s'est aussi invité dans le débat, en assurant lundi que les démocrates ne " laisseront pas gagner " Bernie Sanders. Le nombre de délégués est déterminant car c'est le candidat qui en aura décroché la majorité (au moins 1991) qui sera désigné, lors d'une convention démocrate en juillet, pour défier Donald Trump.

Pour autant, ses concurrents n'ont pas encore renoncé: Joe Biden a ses chances dans la primaire de Caroline du Sud ce 29 février; tandis que Michael Bloomberg mise tout sur le "super tuesday", ce 3 mars, où quatorze États votent en même temps.

"Il s'agit de faire en sorte que tous les habitants de la nation la plus riche de l'Histoire puissent vivre dans la sécurité et la dignité".

Ce nouveau triomphe vient s'ajouter à la victoire de M. Sanders au New Hampshire, au début du mois. De plus, s'il comptait sur un retour en force lors des prochaines primaires, organisées en Caroline du Sud, les sondages le placent désormais aux coures à coudes avec Sanders.

"Nevada, c'est le jour J!"

D'où la tentative frénétique chez les prétendants démocrates à la Maison Blanche de se présenter en candidat du rassemblement, plus au centre.

Au-delà de 40% des voix après répartition des deuxièmes choix: le complexe processus des caucus de l'État de l'ouest des États-Unis a permis, après le chaos de l'Iowa et les résultats particulièrement serrés du New Hampshire, permis d'établir rapidement un gagnant, même si le dépouillement des voix s'est étiré jusqu'à dimanche.

Aux États-Unis, nous sommes à un moment clef de la campagne des primaires démocrates -un moment où les choses sont peut-être en train de s'éclaircir.

À 78 ans, Sanders est jusqu'ici le grand vainqueur de ces primaires, après avoir remporté samedi le Nevada, très loin devant tous ses rivaux.

Les révélations embarrassantes publiées vendredi soir sur une ingérence de la Russie en sa faveur pourraient contrarier sa candidature. Mardi 25 février, Bernie Sanders n'a pas échappé à la règle.

Énergies renouvelables - Quand Donald Trump qualifie les éoliennes de "tueuses d'oiseaux qui provoquent des cancers", Michael Bloomberg produit un autre film "From Paris to Pittsburg" qui montre que les États-Unis se couvrent d'éoliennes et de panneaux solaires.

"Mike a hâte de rejoindre les autres candidats démocrates sur scène et d'expliquer pourquoi il est le meilleur candidat pour battre Donald Trump et unifier le pays", a indiqué mardi son directeur de campagne Kevin Sheekey.

Des paroles censées restées secrètes selon des accords de confidentialité probablement grassement négociés et que M. Bloomberg a refusé de remettre en cause, comme le lui demandait pourtant sa rivale démocrate Elizabeth Warren.

Le multi-milliardaire Michael Bloomberg a quant à lui fait l'impasse sur les premiers Etats pour entrer en lice lors du "Super Tuesday". Cela inclut le fait que les États-Unis ont renversé des gouvernements à travers le monde.

Ses rivaux l'accusent sans relâche de vouloir "acheter" l'élection.

En outre, ses piètres performances en débat font penser qu'il sera incapable de résister à la machine Trump. Elle inclut des segments vidéos de Trump dans lesquels ses propos peuvent être interprétés comme étant antisémites, notamment des phrases sur les Juifs et l'argent lors de son discours de la Coalition républicaine juive et sa déclaration sur la " déloyauté " des Juifs qui votent démocrate.

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