"Plan de paix": L'Arabie saoudite "apprécie" les efforts de Trump

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L'organisation de défense des droits de l'Homme a exhorté la communauté internationale à "rejeter les mesures enfreignant le droit international qui figurent dans le soi-disant " accord du siècle " de Donald Trump".

"Ce plan qui préconise que Jérusalem restera la capitale indivisible d'Israël ", comprend entre autres, l'annexion des colonies israéliennes et de la vallée du Jourdain, zone agricole et stratégique représentant environ 30% de la Cisjordanie, et la reconnaissance officielle d'El Qods occupée comme capitale d'Israël. Trump n'a pas le droit à l'erreur dans son procès devant le Sénat et Netanyahu est guetté par une inculpation pour corruption. Mises à l'écart les critiques sur la gestion du conflit à Gaza. Une " généreuse manne financière " sera établie pour payer cela - c'est du moins ce que promet ce plan.

Vladimir Poutine, pour sa part, n'a pas fait référence au projet de Washington lors de la conférence de presse. Ce n'est ainsi pas seulement l'avenir des Palestiniens qui serait en jeu ici, mais aussi celui des Israéliens. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

" Or, ce qu'ils refusent de comprendre justement, c'est que les Palestiniens malgré leur isolement et leur faiblesse ne lâchent pas l'affaire parce qu'il s'agit d'une question d'identité et d'existence", argumente BenKhattab. "C'est peut-être ça le plan ".

Le président américain a par ailleurs conditionné l'existence d'un l'État palestinien à un "rejet clair du terrorisme" et a avancé que la capitale pourrait être située à Jérusalem-Est.

Rejeté avec virulence par les dirigeants palestiniens, "l'accord du siècle" de Donald Trump a été accueilli et soutenu par la majorité des pays arabes de la région. Et bloquer toute discussion pour rendre l'annexion inévitable. "Ce plan ne remplit aucune de ces conditions fondamentales, et il cherche en outre à saper les initiatives en cours visant à ce que justice soit rendue aussi bien pour les Palestiniens que pour les Israéliens", a ajouté Philip Luther.

"Nous tentons d'obtenir un consensus international pour nous soutenir, pour soutenir le président (de l'Autorité palestinienne) Mahmoud Abbas et son projet de paix", a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erekat. Unité nationale de façade ou début de réconciliation, les prochains jours le diront. "Les Palestiniens ne l'accepteront jamais, pas plus que l'Union européenne, les puissances et organisations internationales".

Il convient de noter que des représentants des Émirats arabes unis, d'Oman et de Bahreïn ont assisté à l'annonce de l'accord par Trump.

Quant aux deux pays les plus importants, l'Egypte et l'Arabie saoudite, ils étaient si embarrassés qu'ils n'ont rien trouvé d'autre à dire que cette ineptie: " Les deux parties doivent s'asseoir et discuter "... Gardienne des lieux saints musulmans sunnites, Ryad ne peut applaudir la fin des revendications arabes sur Jérusalem, ville sainte en islam. Robert Satloff, du Washington Institute for Near East Policy, "félicite" même les auteurs "pour l'injection d'un peu de réalisme dans la lecture conventionnelle de ce conflit". Il y va de notre honneur et... de la pérennité de la cause palestinienne.

This is what a future State of Palestine can look like, with a capital in parts of East Jerusalem.

Ce vendredi, journée traditionnelle de manifestations, les violences s'annoncent explosives.

Tonalité légèrement plus critique à Berlin, où le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a souligné que seule une solution 'acceptable par les deux parties' pouvait 'conduire à une paix durable entre Israéliens et Palestiniens'.

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