Notre dossier — Affaire Carlos Ghosn

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Jeudi 2 janvier, Carlos Ghosn a assuré dans une déclaration écrite avoir organisé "seul" son départ, sans la participation de sa famille. Il pouvait toutefois sortir librement de chez lui et faire des voyages de moins de 72 heures à travers le pays sans demander une autorisation du tribunal. Il a dit qu'il s'exprimerait publiquement mercredi prochain.

Tous les trois ont ensuite pris le train à grande vitesse japonais, le Shinkansen, pour effectuer le trajet Tokyo-Osaka. Il était accompagné d'une paire d'hommes avec des noms correspondant à ceux des agents de sécurité américains, a indiqué le journal, citant des personnes familières avec l'enquête de la Turquie sur l'évasion. Le contrôle au rayon X des bagages n'est pas obligatoire au Japon pour les jets privés, a confirmé le ministère nippon des Transports.

La ministre japonaise de la Justice Masako Mori s'est aussi exprimée peu après la conférence de presse de l'ancien patron de Renault et Nissan.

La Turquie a ouvert une enquête et s'intéresse à deux vols considérés comme suspects. Les locations auraient été payées par une compagnie de Dubaï, Al-Nitaq Al-Akhdhar General Trading, ont indiqué mardi plusieurs médias.

L'ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, inculpé, a refait surface au Liban, bien qu'il soit soumis à de strictes conditions de libération sous caution pour ne pas quitter le Japon, dans une tournure des événements remarquable après plus d'un an de drame juridique. Ses avocats étaient également les seuls à connaître le code secret qui permettait d'ouvrir l'étui. Beyrouth affirme qu'il est entré "légalement" au Liban muni d'un passeport français.

M. Ghosn fait l'objet depuis la semaines passée d'une demande d'arrestation d'Interpol. "On est sur un sujet qui, aujourd'hui, concerne le Liban et le Japon", a-t-elle estimé au micro de la radio RTL. "S'il y a un sujet aujourd'hui légal, il est entre le Liban et le Japon".

Un porte-parole du couple a qualifié l'annonce de "pathétique", rappelant dans un communiqué qu'il y a neuf mois Mme Ghosn était "volontairement" retournée au Japon pour être interrogée par les enquêteurs du parquet et qu'elle avait été "libre de repartir sans accusations".

D'après les informations du New York Times, Carlos Ghosn avait récemment sollicité une rencontre avec John Lesher, producteur de l'oscarisé Birdman de Michael Keaton.

Pays voisins, le Liban et l'État hébreu sont techniquement en état de guerre, et Beyrouth interdit à ses ressortissants de se rendre en Israël.

Pour mémoire, Carlos Ghosn a été arrêté au Japon fin 2018. Cela signifie que sa caution de 1,5 milliard de yens (plus de 12 millions d'euros) ne lui sera pas restituée. Il a toujours clamé son innocence.

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