Rien n'est joué au Tour de France — Cyclisme

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Il a montré qu'il fait partie des coureurs forts de ce Tour. Mais les longues minutes prises par le Français au sommet pour se remettre de son effort, les larges grimaces qui l'ont défiguré tout au long des 5 derniers kilomètres, rappellent qu'il n'est pas venu sur le Tour pour le gagner. Défendre un maillot jaune, ce n'est pas ce que j'ai l'habitude de faire. Le seul qui semble capable d'accompagner le Montluçonnais dans les cols se nomme Enric Mas.

Il faut rappeler que les Ineos ont eu une préparation perturbée, entre le forfait de Christopher Froome, l'abandon de Thomas au Tour de Suisse et la chute à l'entraînement de Bernal, qui l'a obligé à renoncer au Giro. "Plus on se rapprochera de Paris et plus je pourrai me poser la question". "J'ai beaucoup de respect pour lui, c'est le vainqueur sortant, donc pas de problème".

Pour la première fois, la machine à remonter le temps s'est trompée de côté. Avant les Alpes, il garde le moral et annonce que tout va bien. Je donne tout chaque jour. "Loin d'être à la dérive, il a lâché 1'41" à Thibaut Pinot. Même s'ils ont très peu défrayé les manchettes depuis le début de l'épreuve, leur remarquable constance leur a permis de se maintenir à la portée du titre.

Comme en 2018, Ineos s'est présenté cette année sur la ligne de départ avec deux leaders. "Le danger tient à son isolement au sein d'une équipe Deceuninck bâtie pour d'autres terrains que la montagne, à la répétition des passages en haute altitude et surtout à son épuisement". Le grimpeur peut s'appuyer sur un gros collectif. "Il voit ainsi revenir le Gallois Geraint Thomas à 1'35" au classement général, suivi du Néerlandais Steven Kruijswijk à 1'47". L'équipe est vraiment forte.

Et de la montagne, cela tombe bien, il en reste trois étapes la semaine prochaine, après cette journée de repos. Il remonte à la 24e position au général.

Ils sont les deux principaux animateurs de ce Tour de France 2019. Derrière les Jumbo-Visma, Thibaut Pinot est en gestion. A priori, la dernière semaine de course et les trois étapes alpestres lui conviennent à merveille.

La course se conclut par 11,8 kilomètres d'ascension pour rejoindre le Prat d'Albis. Tout ou presque réussit au Franc-Comtois, puissamment aidé par David Gaudu qui justifie pleinement, à 22 ans seulement, les espérances placées en lui.

Si Pinot a perdu du temps lors de la 10 étape et l'épisode des bordures, il a depuis été impressionnant en limitant la casse lors du contre la montre, puis en gagnant le Tourmalet et en arrivant deuxième à Foix.

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