Huawei sous les feux de Google

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Ce dernier a annoncé la semaine dernière d'importantes restrictions aux sociétés américaines qui commercent avec des entreprises étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale.

Huawei est en discussion avec Google pour tenter de trouver une solution à la rupture de ses liens avec le géant américain de l'internet, a déclaré ce mardi le fondateur du groupe chinois de télécommunications.

La guerre du président américain, Donald Trump, contre Huawei continue. De leur côté, les autorités américaines ont octroyé un délai de 90 jours à l'entreprise avant de lui infliger des sanctions, permettant à Huawei de se retourner. Interdit de s'approvisionner en produits technologiques américains, le constructeur chinois ne plus acheter de composants électroniques chez des fournisseurs comme Intel, Qualcomm ou Broadcom, ni même, et c'est plus grave encore, intégrer les logiciels et les services de Google à ses produits.

En résumé, cela va permettre aux usagers des équipements Huawei de continuer à s'en servir pour le moment, a-t-ajouté. Les compagnies de télécommunications américaines devront par exemple se passer de la filiale de Huawei spécialisée dans l'équipement pour déployer leur réseau de téléphonie mobile de cinquième génération (5G). Une mesure qui cible notamment Huawei, deuxième fabricant mondial de smartphones, présent dans 170 pays et soupçonné d'espionnage au profit de Pékin, qui aurait largement contribué à son irrésistible expansion internationale. Probablement. Mais les Etats-Unis ont mis une grosse pression sur la Chine et Huawei, qui ne pensaient sans doute pas que Trump irait aussi loin dans sa politique protectionniste et géo-politico-stratégique.

Après cette démonstration de l'influence potentielle du gouvernement américain sur les relations de l'une des plus grandes entreprises chinoises, les États-Unis ont annoncé une pause de trois mois. Toutefois, Google cessera de fournir à Huawei un accès, un support technique et une collaboration impliquant ses applications et services propriétaires, a précisé la source. Il l'autorise aussi à fournir des mises à jour logicielles pour les consommateurs américains en possession d'un téléphone de la marque.

Par la voix d'un de ses hauts représentants à Bruxelles, le géant chinois s'estime victime d'une attaque "contre l'ordre libéral fondé sur des règles" de la part des États-Unis. Google assure cependant que les modèles actuels de smartphones continueront à accéder aux services de sécurité de Google Play Protect. Lundi, le département du Commerce américain a instauré une licence temporaire permettant à Huawei de conserver les réseaux existants et d'émettre des mises à jour pour ses smartphones, tablettes et autres appareils existants.

Les difficultés s'enchaînent pour Huawei qui traverse la plus grande crise de son histoire.

Huawei fait une première réponse après l'interdiction d'utiliser la licence Android par Google. Selon "South China Morning Post", Huawei a confié qu'il n'utiliserait son propre système d'exploitation que dans des "circonstances atténuantes ".

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