Les armes ne stopperont pas "les idéaux de liberté", selon Guaido — Venezuela

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Grandes tension et confusion samedi aux frontières entre le Venezuela et ses voisins colombien et brésilien.

Tout ce cirque médiatique a pour objectif de poursuivre la cause de Juan Guaidó et Donald Trump, retourner l'armée contre Nicolás Maduro.

Dans la soirée, le secrétaire d'État américain a affirmé que Washington allait "passer aux actes". Pourtant l'opposition sort renforcée de cette journée tendue a rapporté le correspondant de RFI Benjamin Dellile sur place.

Nicolas Maduro a également annoncé samedi la suspension de ses relations diplomatiques et politiques avec la Colombie, en raison du soutien de celle-ci à l'opposition et aux déserteurs de l'armée vénézuélienne.

Il a, à cet égard, exhorté les forces de sécurité du Venezuela "à faire le bon choix en permettant à l'assistance humanitaire d'entrer au pays et en protégeant les civils contre les gangs armés de Maduro, les 'colectivos', tout en soutenant la constitution du Venezuela et l'Etat de droit".

C'est Mike Pompeo qui a été le premier à réagir.

Lors du scrutin, il devrait s'attirer un veto de la Russie (voire de la Chine) qui a également appelé à un vote dans la foulée sur un texte de résolution concurrent, rejetant les menaces de recourir à la force et soulignant la première responsabilité du gouvernement vénézuélien pour toute aide internationale apportée au pays.

"Nous nous sommes adressés clairement aux forces armées du Venezuela". Juan Guaido, président vénézuélien autoproclamé avec le soutien d'une cinquatine de pays y fera officiellement son entrée.

"Tout ce dont a besoin le Venezuela, la Russie l'a. Et dites au dictateur que la fin de l'oppression est arrivée", a-t-il écrit sur son compte Twitter. Mais l'espoir que les pressions américaines précipitent un changement de régime a fait long feu.

Cette escalade survient après de nombreuses violences qui ont éclaté à la frontière entre les deux pays, en particulier quand quatre camions ont tenté de forcer le passage, soutenus par la foule qui exigeait le libre passage des convois humanitaires. "Notre bien le plus précieux, c'est notre vie, nous ne voulons pas nous faire massacrer". Au cours des jours suivants, il a été reconnu par une cinquantaine d'États, dont les États-Unis, le Brésil, l'Équateur et la plupart des pays d'Europe de l'Ouest.

Mais de quelle "issue" s'agit-il lorsque l'on sait que cette rencontre s'est tenue après que Pence ait rappelé aux membres du Groupe précité les propos de son président; à savoir, que "toutes les options sont sur la table"?

Le Groupe de Lima - qui comprend l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou, le Guyana et Sainte-Lucie - s'était réuni pour la dernière fois le 4 février à Ottawa. C'est une critique récurrente. Sa complaisance à l'égard du détournement du système de change par des grandes multinationales et par ses amis de la bolibourgeoisie est à l'origine de l'effondrement de la monnaie vénézuélienne et des pénuries d'aliments et de médicaments qui en découlent. "La crise humanitaire est utilisée comme prétexte à une intervention militaire", a-t-il encore dénoncé. Juan Guaido a promis l'amnistie à tout le personnel des services de sécurité qui le ralliait.

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