Emmanuel Macron fait la promo de son grand débat

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"Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité", a souligné Emmanuel Macron, souhaitant, au terme du débat, pouvoir "rebâtir une école de la confiance, un système social rénové (...) et réduire les inégalités à la racine".

Offensif, ancré sur ses réformes hormis quelques ouvertures, Emmanuel Macron a lancé mardi le grand débat national par un échange-marathon de plus de 6 heures et 30 minutes avec 600 maires normands inquiets et eux-mêmes déterminés à témoigner des "fractures" françaises. Votre obstination à refuser de l'entendre, de l'inclure dans votre +grand débat+ ne révèle que plus crûment le sens profond de votre projet: "remodeler le pays dans un sens plus inégalitaire que jamais", regrette Michel Guilloux dans l'Humanité.

A la veille de l'Acte IX de ce 12 janvier des Gilets jaunes, l'opposition a fustigé.

Si les cahiers de doléances sont ouverts depuis les vacances de Noël, la mairie affirme avoir déjà prévu d'organiser un grand débat: " nous avons décidé d'en assurer prochainement l'organisation, mais attendons pour cela de recueillir toutes les informations nécessaires pour assurer son bon déroulement. Le quasi-gel de la revalorisation des retraites et des pensions en 2019 (0,3% soit moins que l'inflation) sème pourtant les graines de la colère parmi les retraités "gilets jaunes". Il faut refuser la violence parce qu'il ne sort rien de la violence. Parfois on a trop souvent oublié qu'à côté des droits de chacun dans la République - et notre République n'a rien à envier à beaucoup d'autres - il y a des devoirs.

Le lancement de la consultation nationale survient quelques semaines après l'avènement des "gilets jaunes", des manifestants qui nient la légitimité d'Emmanuel Macron.

Contactée par France-Soir, la brigade de gendarmerie de Grand Bourgtheroulde nous confirme l'information:"Cette mesure n'est applicable que ce mardi dans le cadre de la visite du président de la République".

Tandis que demain sera donné le coup d'envoi du fameux "grand débat national", cette lettre, au fond, résume bien à elle seule les limites de l'exercice. " On a besoin que ce qui s'exprime ne soit pas que sur les ronds-points", insiste-t-elle. Courtois mais insistants, les élus ont suggéré plusieurs réformes: baisser la TVA sur les produits de première nécessité, rendre des compétences aux maires, rendre le vote obligatoire. Sans oublier le RIC (référendum d'initiative citoyenne), une des grandes revendications des " gilets jaunes " sur laquelle il n'a pas caché ses réserves. "Je ne veux pas dire que les gilets jaunes est un mouvement social d'un nouveau type, qu'on va attendre qu'il se fatigue et la vie reprendra son cours (.) Mais c'est une chance pour qu'on puisse réagir plus fort et plus profondément", avait développé le chef de l'Etat. "On a aucun recourt si les politiques ne nous conviennent pas", ajoute Dany S., ingénieur de 28 ans. "S'il y a des questions intelligentes, des sujets que je n'ai pas vus qui émergent, ils seront aussi pris".

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire?

Malgré un arrêté interdisant toute manifestation à Grand-Bourgtheroulde, une centaine de protestataires sont parvenus à rejoindre le bourg.

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