Gaza: Israël accusé d'utiliser une force excessive

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Environ 2 800 autres ont été blessées. Les manifestations se sont poursuivies aux abords de la frontière entre Gaza et Israël, où des monceaux de pneus ont continué à brûler, et en Cisjordanie pour célébrer la "naqba" (la "catastrophe"), les 70 ans de l'exode des Palestiniens suite à la création d'Israël.

Le Coordonnateur spécial a tenu à souligner que les récents développements à Gaza sont un rappel douloureux des conséquences dévastatrices de l'absence de paix entre Israéliens et Palestiniens. Selon Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités et président de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient, il est incontestable que le Hamas a participé à ces rassemblements sans pour autant en être à l'origine. Les drapeaux du quartier général du président Mahmoud Abbas à Ramallah étaient en berne. A Strasbourg une centaine de personnes se sont réunies à l'appel d'un collectif judéo-arabe rejoint par des manifestants prokurdes, des militants du NPA (extrême gauche) et des jeunes communistes. Quelque 60 Palestiniens sont tombés sous les balles israéliennes alors qu'avait lieu une manifestation contre l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem. Parmi les manifestants certains groupes se sont détachés pour lancer des projectiles de fortune et des cocktails Molotov en direction des soldats et tenter de forcer, au péril de leur vie, la barrière frontalière lourdement gardée par les tireurs israéliens. Les soldats auraient réagi en conséquence et auraient également tiré. Mais l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem a enflammé les passions dès lundi. Les Palestiniens souhaiteraient obtenir une condamnation de l'ONU et une enquête indépendante et transparente sur le rôle des forces israéliennes mais les Américains s'y opposent.

Jérusalem et de nombreuses villes en Israël ont une rue du Guatemala "parce que nous n'oublions pas qui sont nos amis, et le Guatemala est notre ami, aujourd'hui comme hier", a-t-il proclamé sous les applaudissements d'officiels des deux pays et de l'ambassadeur des Etats-Unis, David Friedman. Parmi les blessés se trouvent 304 enfants, 77 femmes, 10 journalistes et 3 médecins, selon les informations de l'organisation de droits humains palestinienne Al Mezan relayées par le CNCD. Pour Israël, à qui la communauté internationale, à l'exception notable de Washington, a reproché " un usage disproportionné de la force ", l'explication est claire.

Le Hamas a indiqué que dix des personnes tuées étaient membres de son ministère de l'Intérieur, qui est responsable de la sécurité à Gaza. L'armée a déclaré dimanche que le Hamas prévoyait d'envoyer des terroristes armés à travers toute brèche dans la barrière pour " massacrer " les Israéliens.

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