" "La sortie de Trump est une " erreur " selon Macron — Nucléaire iranien

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Donald Trump adopte la position la plus radicale dans le dossier sensible du nucléaire iranien.

Donald Trump quitte la conférence de presse lors de laquelle il vient d'annoncer le retrait des Etats-Unis de l'Accord sur le nucléaire iranien, le 8 mai 2018 à la Maison Blanche. Et les grands chefs d'États européens Emmanuel Macron (France), Angela Merkel (Allemagne) et Theresa May (Grande-Bretagne) ne font que " regretter " ce tournant guerrier. Mais Rouhani a averti qu'il avait demandé à l'agence de l'énergie atomique du pays de se préparer à redémarrer l'enrichissement de l'uranium au niveau industriel dans quelques semaines si l'accord s'effondrait complètement.

" Aujourd'hui, nous avons la preuve définitive que la promesse iranienne était un mensonge ". Seule l'administration Trump en jugera.

L'ambassadeur américain en Allemagne, a déclaré que les entreprises allemandes devraient cesser leurs activités " immédiatement ".

La Russie s'est dite "profondément déçue" tandis que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté les signataires, hors Etats-Unis, à "respecter pleinement leurs engagements". Ils y travailleront étroitement avec la Haute Représentante, Mme Federica Mogherini, et les partenaires européens.

Mais il faut aussi "que nous travaillions entre Européens à la défense de notre souveraineté économique", a déclaré M. Le Maire, qui doit recevoir dans la journée son homologue néerlandais. Selon le Trésor américain, le délai va de 90 à 180 jours. Mais elle n'avait été reçue que trois heures.

Dans l'automobile, le groupe PSA (Peugeot et Citroën) a repris ses opérations en Iran en 2016.

N'oublions pas que la manipulation des masses repose - comme nous l'expliquent ses théoriciens depuis plus d'un siècle - sur l'utilisation d'une idée-image effrayante, dont le danger n'est jamais démontré, mais présenté de façon répétée comme une menace majeure. Les Européens devront donc convaincre les entreprises étrangères de ne pas déserter, auxquelles Donald Trump a donné six mois pour se retirer d'Iran. "Il y a d'une part les contrats, d'autre part les décisions américaines".

Une mission économique tchèque, composée de professionnels des secteurs de la verrerie, de la construction de tramways ou encore de l'industrie pharmaceutique s'est envolée en avril dernier pour l'Iran, qui compte d'ailleurs parmi les pays les plus endettés à l'égard de la République tchèque. Nous devons être en mesure d'aller dans leurs bases militaires pour voir si elles trichent ou non " a indiqué le président américain.

"La guerre entre ultraconservateurs, modérés et réformateurs est relancée, ce développement est un coup dur pour Hassan Rohani qui avait mis tout son poids dans la balance pour la conclusion de cet accord", souligne Gauthier Rybinski, spécialiste des questions internationales au sein de la rédaction de France 24.

Après Pékin puis Moscou, le ministre iranien des Affaires étrangères se rendra à Bruxelles mardi prochain où se tiendra une réunion sur l'accord nucléaire. Bref! Ça ne rigole pas.

"Mais cela pourrait aider des moyennes entreprises spécialisées dans le Moyen-Orient", a-t-elle suggéré.

Pour l'instant, la manœuvre de Trump fonctionne.

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