Donald Trump déchire l'accord sur le nucléaire iranien — Etats-Unis

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Absolument. Trump, durant son discours hier, a dit qu'il s'était coordonné avec ses alliés.

"L'accord nucléaire n'est en aucune manière négociable".

En retirant les Etats-Unis de l'accord nucléaire avec l'Iran et en annonçant une reprise des sanctions "au niveau le plus élevé", Trump adresse un signal à son électorat sur sa capacité à respecter ses promesses.

"Le président Trump a été cohérent et clair que cette administration est résolue à traiter la totalité des activités déstabilisatrices de l'Iran". L'opposition éreinte la stratégie du président français qui prépare pourtant une riposte coordonnée au retrait américain.

Réaction immédiate et virulente à l'égard de Washington des autorités iraniennes.

"Les Européens doivent maintenant faire en sorte que l'Iran reste dans l'accord" s'ils veulent le sauver, a affirmé à l'AFP Robert Malley, ex-conseiller de Barack Obama et ancien négociateur américain de l'accord sur le nucléaire iranien.

L'accord sur le nucléaire iranien, duquel les États-Unis ont annoncé mercredi leur retrait, doit être préservé et même élargi à un volet économique, selon notre Premier ministre. Donald Trump fait reculer de quarante ans les relations entre Washington et Téhéran. Depuis sa campagne présidentielle de 2016, Trump n'a jamais caché son désaccord sur ce sujet.

Ma lecture de la situation est double.

Aujourd'hui, tous ceux qui se méfiaient de la Russie et de la Chine constatent qu'eux n'ont pas imposé de sanctions, ne lâchent pas l'Iran, et que, bien au contraire, ils se ruent vers le marché iranien. Il est en guerre contre l'Etat profond (The Deep State) et il a complètement perdu le contrôle des Etats-Unis. Il pratique pour cela la politique du pire. "La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine", et vont "travailler collectivement" à un accord "plus large", a commenté sur Twitter Emmanuel Macron.

Concrètement, Donald Trump a choisi l'option la plus radicale: toutes les sanctions levées en contrepartie de l'engagement pris par la République islamique de ne pas se doter de l'arme nucléaire sont rétablies.

Emmanuel Macron s'est en effet rendu aux Etats-Unis ce 23 avril pour une visite officielle. La nouvelle a été très mal reçue par la population. Le bilan de son invitation le 14 juillet, puis de son voyage à New-York?

Il s'exprimait depuis la " Diplomatic Room", à la Maison Blanche.

Par ailleurs, les ambitions régionales de l'Iran et son ingérence notamment en Syrieau côté du régime de Damas, en Irak, au Liban avec son allié, le Hezbollah, et en partie au Yémen, sont perçus par les Américains comme une démonstration d'agressivité. Un désaveu de plus pour la stratégie diplomatique française que l'opposition, de l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par le Parti socialiste et Les Républicains, n'a pas manqué de souligner depuis mardi soir. Le chef du gouvernement de l'État hébreu a qualifié la décision de Donald Trump de "courageuse".

BRUXELLES, le 8 mai.

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