Les médias américains se moquent de leur "bromance" (Vidéo) — Macron et Trump

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Devant un petit comité de journaliste, il confie ensuite: "Il y a eu des avancées réelles durant cette visite".

Honoré d'accueillir le Président français @EmmanuelMacron au Congrès.

Personne ne connaît vraiment les intentions du président des Etats-Unis.

'Je n'ai aucune information d'initié' mais 'il m'a semblé encore hier qu'il n'avait pas une volonté farouche de le défendre', a expliqué Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse.

Manifestement, si le reste du monde a un message à passer au président américain, son nouveau pote Emmanuel semble l'émissaire tout désigné. Et de conclure, spécialement à l'adresse de Donald Trump: " Nous avons nous-même écrit ces règles, nous devons les suivre. ", a lancé Trevor Noah, tout sourire".

Un congrès conquis par le président français.

. " Monsieur le Président, Macron est toujours debout à côté de vous, souriant, après deux jours passés à vos côtés". Ce ne sont pas des pellicules, c'est de la cocaïne!

Stephen Colbert, présentateur du Late Night sur CBS.

" Je sais que c'est un cliché, mais ça, c'est une bromance!".

Les poignées de main entre les deux hommes ont particulièrement amusé les présentateurs de late shows américains.

En visite à Washington, le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump se sont en effet concertés sur le problème du Moyen-Orient. Et comme ces prédécesseurs, il a longuement insisté sur les liens tissés entre les deux pays pendant les deux derniers conflits mondiaux. Donald Trump a invité à la dénucléarisation.

Diversement interprétée, la scène a souvent été jugée un peu humiliante pour le Français.

Dans un autre passage de son discours, Hassan Rohani a pointé du doigt le rôle joué par les ennemis de l'Iran, dont certains pays arabes, notamment l'Arabie Saoudite, qui cherche à saboter l'accord nucléaire avec Téhéran et à l'isoler encore davantage. Le président Macron en avait alors clairement fait un instrument diplomatique. "Je ne construis pas de mur", se défend Emmanuel Macron. Le texte vantait le multilatéralisme quand Trump se veut isolationniste. "Cela dit, nous avançons très bien".

Dans l'éventualité où Washington se retirerait, les autres signataires occidentaux réfléchissent déjà à la façon de maintenir l'accord dans une "version non-US" selon les dires du Britannique Boris Jonhson. "Je souhaite une pacification de la situation commerciale mondiale", dit-il, ajoutant à l'endroit des États-Unis: "Quand on est une grande puissance, on respecte les règles qu'on a contribué à créer". Toute la journée, ils n'ont cessé de se serrer la main, de se toucher le bras, de se taper dans le dos, de se donner la main et même de s'embrasser.

Mais attention aux conclusions hâtives. Fruit d'âpres discussions entre l'Iran et le groupe des 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), cet accord de Vienne, signé en juillet 2015, pourrait être fragilisé par ce virage inattendu de la position française qui ne précise guère, et pour cause puisqu'elle en ignore les modalités, les contours ou les objectifs des négociations souhaitées.

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