Macron "Le lien entre l'Eglise et l'Etat s'est abîmé"

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"Avez-vous la preuve que des armes chimiques ont été utilisées?" "C'est encore trop tôt pour en tirer une définition très stricte de la conception qu'il se fait de la laïcité", a nuancé le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, sur France Inter. "La France ne peut pas laisser des régimes qui se croient tout permis agir".

Tout au long de cette interview menée par Jean-Pierre Pernaut, Emmanuel Macron a d'abord et avant tout défendu sa politique. A ce propos, le président a déclaré: "moins d'élèves par classe en CP et CE1: c'est la justice".

" Mais, à dire vrai, nous tentons dans l'urgence de mettre un terme à des situations dont nous avons hérité - je pense ici aux délais de traitement administratifs mais aussi aux conditions d'octroi des titres de réfugiés", a-t-il ajouté". "La cordée, elle n'avance qu'à la vitesse de la corde (.) Ce que je veux, c'est qu'on redevienne un pays de progrès pour tous".

Interrogé sur la grève à la SNCF, Emmanuel Macron n'a rien cédé sur la réforme, qu'il a qualifiée d'"indispensable", tout en plaidant pour l'apaisement avec les cheminots qui ne doivent pas "avoir des craintes illégitimes". "Comme eux, je crois qu'on a besoin d'une SNCF forte, d'un service public fort. Mais je les appelle au calme, je leur demande de penser à nos entreprises et nos concitoyens", a martelé Emmanuel Macron. Et dans quelle mesure Emmanuel Macron indiquera aux catholiques de France ce qu'ils peuvent attendre de la République, et ce que la République en attend? Il a aussi appelé au calme en leur disant les avoir entendus. "Les cheminots d'aujourd'hui resteront cheminots". "(.) Nous leur devons quelque chose dans la société".

La grogne monte également chez les retraités qui subissent la hausse de la CSG sans avoir le bénéfice de la baisse des cotisations sociales. "Et il ne me semble ni sain ni bon que le politique se soit ingénié avec autant de détermination soit à les instrumentaliser soit à les ignorer", a notamment expliqué le chef de l'Etat, venu avec son épouse Brigitte Macron et le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. "Je leur dis merci". Par ailleurs, " les retraités modestes, on n'a pas augmenté leur CSG", a rappelé le locataire de l'Élysée, vantant au passage l'augmentation du minimum vieillesse.

En effet, le président de la République, sur le sujet des dotations aux communes, a lâché qu'il ne fallait pas raconter des " carabistouilles " aux Français. Ce fut le cas pour des mosquées à Sartrouville, Aix et Marseille. La faute à un quinquennat de François Hollande difficile, marqué par la mise en place du mariage pour tous. "Si notre alliance avec nos partenaires l'exige, nous répondrons présents", a-t-il dit. Le moment est donc crucial pour Emmanuel Macron. "Je regrette les réactions quasi pavlovienne qui caricaturent en un tweet un discours de plus d'une heure". " Donc on ne leur demande pas d'efforts, on leur dit juste d'accepter " la suppression de ce statut pour " les nouveaux " embauchés, dont les contrats seront basés sur " la convention " collective du transport ferroviaire " qui va se définir ensuite ", a-t-il souligné. Au 1er juillet, pour deux ans, on va limiter à 80 km/h.

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