Le scandale Cambridge Analytica ne se limite pas à la population américaine

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Le patron de Facebook Mark Zuckerberg, empêtré dans un scandale de données détournées, a assuré mercredi être toujours la bonne personne pour diriger le réseau social malgré des 'erreurs' commises.

Facebook a fait cette révélation en même temps que la présentation d'une série de mises à jour de la plate-forme visant à renforcer sa sécurité et à redonner confiance à ses utilisateurs, aux investisseurs ainsi qu'aux législateurs. C'est la crainte de la Commission européenne, qui cite la société Facebook elle-même. "Nous comprenons maintenant qu'il faut regarder les choses plus largement, nous ne fabriquons pas seulement des outils, nous devons assumer l'entière responsabilité quant à la manière dont les gens les utilisent", a déclaré Mark Zuckerberg.

Près de 61.000 Belges pourraient faire partie des 87 millions d'utilisateurs du réseau social Facebook dont les données ont été exploitées par la firme Cambridge Analytica, a indiqué la porte-parole de Facebook pour le Benelux, Tineke Meijerman mercredi soir.

Par ailleurs, Mark Zuckerberg devra maintenant se justifier devant le Congrès américain et expliquer ce qui s'est vraiment passé, et quelles sont les mesures officielles prises par l'entreprise pour protéger les données des utilisateurs. La chaîne américaine CNBC rapporte que Facebook a décidé d'abandonner un projet qui visait à récupérer des données anonymes en provenance d'hôpitaux, y compris des informations sur des maladies et prescriptions, pour les faire correspondre à des données sur le réseau social. "Alors que Facebook a commencé à prendre des mesures initiales pour résoudre ces problèmes, il est clair que beaucoup plus doit être fait", a-t-il affirmé par courriel. Si une seule personne résidant au Grand-Duché aurait téléchargé l'application, par le biais de laquelle la société britannique a pu mettre le main sur les données de millions d'utilisateurs Facebook, bien plus de comptes luxembourgeois sont potentiellement concernés par cette fuite de données. Ces dernières permettent aux développeurs de se connecter au réseau social et d'en extraire des données des utilisateurs. Via un questionnaire, cette firme d'analyse comportementale a demandé à des internautes de livrer des informations sur eux en leur faisant croire que celles-ci servaient un intérêt universitaire.

Reste que l'affaire Cambridge Analytica va laisser des traces. Pour autant, 76 personnes en France auraient utilisé l'application impliquée (thisisyourdigitallife).

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