Facebook fragilisée par le scandale des données personnelles — Bourse

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Suite à cette révélation scandaleuse, l'action Facebook vient de perdre 4% de valeur ce lundi 19 mars 2018. Au niveau des USA, la FTC vient juste d'ouvrir une enquête pour savoir si le réseau a effectivement violé les termes d'un décret de consentement sur son utilisation des données personnelles. On vous explique tout.

Il a ajouté que l'entreprise va " déployer tous les moyens nécessaires pour vérifier que les données en question ont bel et bien été supprimées, une fois pour toutes, et [.] entreprendre des actions à l'encontre de toutes les parties fautives ". Au début de la campagne pour la présidentielle de 2016, L'équipe de Robert Mercer aurait d'abord soutenu le candidat ultraconservateur du Texas Ted Cruz, avant de miser sur Donald Trump. Dans quel but? Celui de connaître dans le détail le comportement des électeurs et conditionner leur vote lors des élections présidentielles remportées par Donald Trump, le 6 novembre 2016. Elle a été dirigée par Steve Bannon, qui a ensuite été directeur de campagne de Trump. Il en est également le vice-président.

Facebook a engagé la firme d'enquêteurs Stroz Friedberg pour analyser la manière dont Cambridge Analytica pourrait avoir siphonné et utilisé les données de ses utilisateurs.

Spécialisé dans la communication stratégique, Cambridge Analytica réalise de la collecte et de l'analyse de données.

Pour recueillir les masses de données que nécessitent ses activités, Cambridge Analytica a fait appel au Pr Aleksandr Kogan, développeur d'une app présentée comme un outil de recherche en psychologie. Si les utilisateurs de Facebook étaient d'accords pour y participer, ils donnaient en échange un accès total à leurs données personnelles présentes sur le réseau social de Zuckerberg et recevaient une rémunération. Le New York Times avanceque des copies des données obtenues par Cambridge Analytica existent toujours, et que certains journalistes ont même pu les consulter.

Cependant, il s'avère aujourd'hui que Cambridge Analytica a exploité les données de 50 millions de profils Facebook obtenus illégalement. Il a invité un peu plus tard Mark Zuckerberg à venir s'expliquer devant le Parlement européen. Le lien avec la Russie reposerait en outre, selon l'enquête des deux quotidiens américain et britannique, sur les contacts établis par un groupe pétrolier russe avec Cambridge Analytica. Facebook s'en aperçoit, supprime l'application de sa plateforme et affirme avoir demandé à CA d'effacer les données... mais ne prévient pour autant pas ses utilisateurs.

Une nouvelle affaire met dans l'embarras Facebook. Et pour couronner le tout, l'autorité britannique chargée de la protection des données a également indiqué qu'elle comptait elle enquêter aussi. Elle souligne qu'elle aurait supprimé ces données en 2015. Cette affaire nous rappelle et confirme le rôle joué par les réseaux sociaux sur la politique ainsi que la responsabilité des grandes entreprises de la tech, qui doivent prendre conscience de la place qu'elles occupent désormais dans la société.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, qui siège à la Commission judiciaire du Sénat américain, a estimé mardi que Mark Zuckerberg devrait être convoqué pour témoigner devant le Congrès dans le cadre de cette affaire. Les explications officielles de Facebook sont jugées "trompeuses". Facebook avait de ce fait supprimé l'accès de l'app à sa platerforme. Le procureur général du Massachusetts, Maura Healey, a annoncé l'ouverture d'une enquête à ce sujet. Une réunion extraordinaire doit avoir lieu au siège de Facebook en Californie en fin de journée.

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