États-Unis/Corée du Nord : la rencontre inattendue

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C'est une immense surprise, ce revirement.

Les Jeux olympiques de Peyonchang comme outil de détente?

Mais les relations entre Pékin et Pyongyang sont aujourd'hui grippées. Par le passé, les tentatives de l'administration américaine pour obtenir le désarmement de la Corée du Nord ont échoué. Le chef de la sécurité nationale de la Corée du Sud, Chung Oy Jung, a déclaré qu'il avait envoyé une lettre à Trump où il précise avoir demandé à Kim de l'inviter à une réunion "dans les deux mois à venir", a-t-il dit.

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Un revirement dont seul Trump est l'auteur.

Pour Kim Jong-un, accepter de rencontrer Donald Trump, c'est obtenir une légitimité que son régime n'avait jamais réussi à atteindre en 60 ans de dictature.

Séoul semble probablement un lieu inenvisageable pour le Nord, au même titre que la ville de Washington ou New York, siège des Nations Unies. Le journal Rodong Sinmum, organe officiel du parti unique, estime que "la Corée du Sud doit se rendre compte que suivre ce psychopathe de Trump [.] ne pourra que conduire au désastre ". Kim Jong-un s'est également engagé à suspendre les essais nucléaires et les tirs de missiles nord-coréens.

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Une percée a-t-elle eu lieu sur le nucléaire nord-coréen? "En ce premier samedi de mars, Donald Trump n'écarta pas l'idée d'une possible " rencontre directe " avec celui qu'il affubla tantôt du sobriquet de " Little Rocket Man "... Kim Jong-Un fait savoir aux États-Unis que le bouton nucléaire est en " permanence " sur son bureau. Pyongyang cherche depuis longtemps à tenir un sommet avec les États-Unis pour refléter ce que le régime considère comme étant son statut de puissance militaire régionale. Alors je crois que c'est plutôt ça qui motive ses actions depuis quelques jours. Ce n'est toutefois pas la première fois que le pays fait des promesses avant de les briser.

Montage illustrant Kim Jong-un et Donald Trump. Lors des pourparlers à six, entre 2003 et 2009, la Chine était l'hôtesse.

Cette rencontre sera en tout cas historique.

Le Japon est une cible de la Corée du Nord. La perspective d'un sommet, en mai, laisse peu de temps pour envisager que les deux parties, Pyongyang et Washington, préparent ensemble une " feuille de route", ou bien un plan de paix solide acceptable par tous.

Ce serait une vision d'horreur que de voir Donald Trump partager un hamburger avec Kim Jung-Un, puis déclarer tranquillement que ce dictateur sanguinaire est au fond une bonne personne, et même, qu'il pourrait devenir ami avec lui. La Maison-Blanche a confirmé que son célèbre locataire était prêt à rencontrer son homologue nord-coréen " d'ici le mois de mai", à un moment et un endroit qui doivent encore être déterminés.

Cette entrevue a été construite à partir des propos tenus par M. Hardy-Chartrand à RDI Matin et à Gravel le matin.

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