Les Etats-Unis seront flexibles avec leurs "vrais amis" — Acier et aluminium

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Le président Trump a annoncé jeudi sur Twitter qu'il rencontrera les producteurs d'acier américains dans la journée à la Maison Blanche et promis de faire preuve "d'une grande flexibilité et de coopération avec les vrais amis qui nous traitent de manière équitable" dans l'imposition annoncée de taxes à l'importation sur l'acier et l'aluminium.

Lundi 5 mars, Donald Trump affirme qu'il reviendra sur son projet à condition qu'un nouvel accord de libre-échange nord-américain Aléna (avec le Canada et le Mexique) "juste" soit signé.

"Horrifié par cette escalade de menaces, le directeur général de l'OMC, Roberto Azevêdo, a tenté, lundi, de ramener tout le monde à la raison".

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré la semaine dernière qu'"il est tout simplement insensé de souligner que le Canada et l'acier ou l'aluminium canadien peuvent poser une menace à la sécurité nationale des États-Unis".

L'administration Trump a laissé entendre, mercredi, que le Canada et le Mexique pourraient finalement être exemptés des taxes sur l'acier et l'aluminium.

Une liste provisoire est en discussion. Certains types de bourbon en font partie ainsi que d'autres articles comme le beurre de cacahuète, les airelles et le jus d'orange. Mais ce n'est pas tout.

Déjà en froid avec le fantasque tycoon, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a fustigé cette annonce, estimant qu'elle "ne peut qu'aggraver les choses".

Le 17 juillet 2017, le président Donald Trump touche une chargeuse sur pneus fabriquée par Caterpillar alors qu'il visite une vitrine de produits " Made in America " avec le vice-président Mike Pence sur la pelouse sud de la Maison-Blanche à Washington, DC. La première riposte européenne concerne des courants d'échange limités qui visent des produits américains mythiques (motos Harley Davidson, bourbon, jeans). Ces mesures de rétorsion, portant sur un montant de 2,8 milliards d'euros, pourraient être prises dans les deux mois, a précisé l'exécutif européen. Avant lui, le gouvernement de Barack Obama, le Fonds monétaire international, la Commission européenne ou des pays comme la France, avaient reproché à l'Allemagne de ne pas suffisamment importer et investir afin de faire profiter, par ricochet, les autres pays européens de son succès économique. "Cela dépend de si les mesures [américaines] sont mises en œuvre, et pour combien de temps", a indiqué Cécilia Malmström.

Le groupe allemand ThyssenKrupp et la canadienne Aliminium Assn. of Canada considèrent les USA comme leur marché prioritaire, alors que l'acier chinois bon marché arrive sur le marché américain par des contrats purement individuels.

Plusieurs républicains ont affirmé mardi qu'ils redoutaient les mesures de Trump.

New York | La Bourse de New York était ébranlée mercredi matin par le départ du conseiller économique de la Maison-Blanche Gary Cohn, considéré par Wall Street comme un rempart face aux velléités protectionnistes de Donald Trump.

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