Dominique Bussereau quitte Les Républicains — Affaire Wauquiez

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Le député LR de Moselle, Fabien di Filippo, proche de M. Wauquiez a estimé que " les préoccupations fortes qui nous viennent sur le terrain sont bien différentes et éloignées de ces histoires ". "Les méthodes utilisées par le journaliste [Pierre Laroutouru, NDLR] sont des méthodes de voyou. Laurent Wauquier est dans une opération à la Trump où il s'agit de scandaliser pour exister et pour fédérer les troupes", explique Philippe Moreau Chevrolet, président de MCBG Conseil. L'article 226-2 précise aussitôt que les mêmes peines sont prévues pour "le fait de conserver, porter ou laisser porter à la connaissance du public ou d'un tiers ou d'utiliser de quelque manière que ce soit tout enregistrement ou document obtenu via les éléments de l'article 226-1".

Un premier maire Les Républicains claque la porte en pleine tempête. "C'est sur cette base que tous les journalistes qui avaient publié les enregistrements du majordome, dans l'affaire Liliane Bettencourt, avaient été relaxés".

Côté audiences, les explications de Laurent Wauquiez ont été suivies en moyenne par 786.000 Français. " Pourries ", regrette même un soutien. Le président du Medef de la région Auvergne-Rhône-Alpes s'était, lui, dit "déconcerté et déçu" après les propos tenus par Wauquiez, tandis que le conseiller spécial de Pierre Gattaz l'a quasiment traité de "crétin".

Laurent Wauquiez a revendiqué mardi le droit de tenir des propos décapants comme il l'a fait à huis clos devant des étudiants d'une école de commerce, sans quasiment rien renier sur le fond, tout en se défendant de prendre modèle sur Donald Trump. De nombreux internautes, dont les jeunes Insoumis, ont proposé le métier d'ajusteur-monteur à Laurent Wauquiez. Histoire d'enfoncer encore un coin entre les droites et de continuer à les fracturer. Il affirme aussi qu'Emmanuel Macron et ses équipes "ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition" contre François Fillon. Moi je travaille, j'ai autre chose à faire. Il a réitéré ses excuses mardi soir sur BFMTV. "(...) J'assume les propos qui ont été les miens, je n'ai pas de double langage ", a-t-il déclaré, soulignant aussi qu'il n'avait " pas insulté les Français", et qu'il n'était " pas Emmanuel Macron ". "Il pourra alors se le permettre, mais il est visiblement encore un peu tôt et Laurent Wauquiez est encore un peu timide", conclut le président de MCBG Conseil.

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