Emmanuel Macron en visite en Tunisie

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Ce n'est guère un mystère, Le chef d'état français n'a pas de tendresse particulière pour le président tunisien, Beji Caïd Essebsi, "ce vieillard de 92 ans", dit-il en privé, qui n'aura pas été une priorité dans l'agenda international surchargé qui est le sien. L'occasion pour le chef de l'Etat de mettre en œuvre une politique africaine dont il veut faire la priorité de sa diplomatie. Ce jeudi 1er février, elle s'est rendue à la maison natale du couturier située à Sidi Bou Said, transformée en musée.

" La France est le premier partenaire économique de la Tunisie, mais nous pouvons faire encore davantage", a lancé E. Macron en parlant " d'une ambition, d'un nouveau souffle " pour le partenariat France Tunisie. "Le hasard fait bien les choses" souligne le président français Emmanuel Macron dans un Tweet.

"La France fera tout ce qu'elle peut pour vous y aider, non pas comme on aide un ami lointain, ou un ami, mais vous aider comme on aide un frère ou une sœur parce que nous avons une histoire en partage", a-t-il assuré.

La 1ère convention est relative à la conversion de la dette tunisienne envers la France, en projets de développement pour un montant de 30 millions d'euros (environ 90 millions de dinars tunisiens). L'Élysée a lancé un appel aux entreprises françaises à "revenir massivement investir en Tunisie".

Le président français est accompagné de plusieurs ministres dont Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) et Jean-Michel Blanquer (Education), et d'hommes d'affaires comme Stéphane Richard (Orange) et Xavier Niel (Iliad).

"Au-delà des mots, les Tunisiens réclament surtout des gestes concrets de la part de l'ancienne puissance coloniale".

L'autre enjeu est diplomatique, compte tenu des derniers rebondissements géopolitiques, à l'instar du classement de la Tunisie sur la liste noire, puis grise, des paradis fiscaux.

Plus anecdotique, mais nettement plus amusant que "Tunisie 2000", il y a Rhida Khader, qui fait partie de la délégation française.

Lors d'un échange avec la presse, M. Macron a trahi une certaine irritation lorsqu'il a été interrogé sur un communiqué diffusé le même jour par l'organisation Human Rights Watch (HRW) dénonçant les "brutalités policières " commises à travers la Tunisie lors de l'agitation sociale de début janvier.

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