La mobilisation contre la réforme du code du travail à Bordeaux — PHOTOS

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Ils protestent aussi contre "les provocations répétées" d'Emmanuel Macron. Mardi, plusieurs syndicats appellent à manifester dans toute la France contre la réforme du Code du travail menée par le gouvernement d'Édouard Philippe. À La Réunion, l'intersyndicale CGTR-FSU-Unef-Solidaires a lancé un appel à la mobilisation.

La CGT a déjà appelé à une autre mobilisation, le 21 septembre, à la veille de la présentation du projet en Conseil des ministres et deux jours avant celle de La France Insoumise.

Des syndicats étudiants et lycéens et les mouvements de jeunesse de plusieurs partis de gauche ont appelé hier à se joindre aux manifestations contre " une régression sociale historique ". Il s'agit du premier mouvement majeur depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir. Vendredi, il a prévenu qu'il "serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", quelques semaines après avoir regretté que les "Français détestent les réformes". N'ignorant pas cette règle, l'exécutif ne devrait pas moins en conclure, ce soir, à un "échec" du mouvement de grogne.

Le grand test social se tiendra demain. Toutefois, dans les différents cortèges, de nombreuses sections locales de ces syndicats seront tout de même présentes. Il avait annoncé qu'il réformerait le droit du travail rapidement. Lequel "assume". À tel point que c'est même en concédant une nouvelle entorse à sa stratégie de la parole rare que le président est revenu sur ses propos pour les commenter au micro des journalistes qui se pressaient autour de lui à Toulouse.

L'enjeu est important pour Emmanuel Macron, qui espère que cette réforme va faire "gagner la bataille du chômage de masse". Tout comme certains militants de la CFE-CGC.

Ce mouvement est soutenu par la FSU, Solidaires, ainsi qu'une large partie des unions départementales et fédérations de Force ouvrière, malgré l'avis défavorable de leur secrétaire général, Jean-Claude Mailly.

"À partir du moment où l'on a obtenu une concertation il fallait y aller". Si les transports devraient notamment être perturbés avec la grève SNCF, c'est surtout la mobilisation qui sera regardée de près. Le ministère de l'Intérieur n'a lui pas encore donné ses estimations.

" Lundi, un membre de l'équipe de Muriel Pénicaud nous a bien reçu, c'était... le responsable des déplacements, qui nous a dit d'entrée qu'il ne connaissait rien à la loi mise en place, vous voyez la qualité du dialogue social ". De quoi réveiller les souvenirs du printemps 2016 et de sa succession de manifestations émaillées d'incidents violents. Il faut donc que la centrale reste " dans le coup ". La CGT, à l'initiative de la première journée de manifestations, a prévu 180 mouvements et 200 000 participants dans toute la France. Philippe Martinez, lui, a besoin de cette journée et sans doute des suivantes pour remonter le moral de ses troupes. "Pour une première c'est une bonne première, on a eu des cortèges dynamiques". Mais en tout état de cause, la CGT perd du terrain. Il a renvoyé la responsabilité "aux organisateurs", assurant que la CGT avait un "savoir-faire" en la matière. Ce qui n'est pas impossible.

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