Un conseiller de Trump s'en va après le drame

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Après s'être attiré les foudres de la classe politique américaine, Donald Trump subit les attaques de deux anciens présidents républicains, George Bush et son fils, Georges W. Le président américain est très contesté depuis qu'il a renvoyé dos à dos les groupuscules suprémacistes blancs et les contre-manifestants antiracistes. Je veux les faits. "Les événements venaient d'avoir lieu", a-t-il dit, pour expliquer pourquoi il avait attendu lundi pour finalement condamner clairement le racisme, poussé par son entourage, visiblement plus conscient que lui de l'impact de son silence sur l'opinion. En affirmant qu'il y avait des gens "très bien" des deux côtés, après qu'un sympathisant néo-nazi ait provoqué la mort d'une militante anti-raciste à Charlotesville, le président a créé un profond malaise au sein de son camp. Vous aviez un groupe d'un côté qui était agressif. "Il y avait un groupe de ce côté". Lundi, M. Trump a fini par nommer les suprémacistes blancs, les néo-Nazis et le Ku Klux Klan parmi les groupes ayant fomenté ces violences. Suprémacistes blancs, de matrice sudiste, se revendiquant néo-nazis, ou membres de "l'alt right", la droite alternative, ils scandaient alors que la terre sur laquelle ils marchaient étaient la leur.

Samedi, après le rassemblement de l'extrême droite, M. Duke déclarait déjà que l'événement de Charlottesville visait à " faire respecter les promesses de Donald Trump ". Et de résumer sa pensée, qui était sa première juste après les événements de Charlottesville par un " je pense qu'il y a des torts des deux côtés ".

A la suite de ces déclarations de Donald Trump, le président de la confédération syndicale AFL-CIO, Richard Trumka, a démissionné du Manufacturing Council, comité consultatif conseillant l'administration des Etats-Unis en matière de politique industrielle, en accusant le président de "tolérer le sectarisme et le terrorisme intérieur". "La haine raciale a toujours existé en Amérique".

"Si les États-Unis ont un quelconque pouvoir, ils feraient mieux de gérer leur pays et de s'attaquer aux adeptes de la suprématie blanche plutôt que de se mêler des affaires d'autres nations".

Ce n'est pas la première fois que des patrons américains annoncent leur refus de continuer à conseiller Donald Trump. Une déclaration similaire prononcée samedi, peu de temps après l'éclatement des violences, avait suscité des accusations de mollesse et de complaisance face aux groupes nationalistes, suprémacistes et néonazis. Ileana Ros-Lehtinen, élue américaine républicaine de Floride, a exprimé son désaccord profond.

Mardi, un quatrième dirigeant a décidé de quitter le groupe de conseil au président, en annonçant sa décision sur le réseau social favori de Trump.

Le Conseil pour l'industrie américaine s'est fracturé cette semaine en raison des commentaires de M. Trump au sujet des affrontements survenus samedi lors d'une manifestation de partisans de l'extrême droite tenue à Charlottesville, en Virginie.

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